Aide à domicile : concilier l’autonomie et l’engagement dans un collectif

Découvrez l’enquête menée par le Céreq dans le cadre de l’ANR Squapin.

 

Profession majoritairement féminine, l’aide à domicile présente de nombreuses caractéristiques des emplois considérés comme « peu qualifiés », avec des niveaux de rémunération et de considération sociale souvent insatisfaisants. Ces intervenantes font face à une pénibilité physique et psychologique marquée, exerçant fréquemment seules et sans réelle autonomie dans la planification de leurs horaires. Une enquête menée par le Céreq dans le cadre de l’ANR Squapin examine la capacité des structures associatives du secteur à accorder davantage de liberté à leurs employées, tout en conciliant cette autonomie avec leur intégration au sein d’un collectif de travail.

En 2021, le secteur professionnel de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des services à domicile compte 4 645 structures prestataires à but non lucratif, employant 217 609 salariées, dont 89 % exercent des métiers d’intervention. Ces professionnelles, principalement en contrat à durée indéterminée (88 %), travaillent souvent à temps partiel (66 % en 2021 contre 86 % en 2016). Bien que l’aide à domicile soit parfois considérée comme un vivier d’emplois, même pour des personnes peu qualifiées, elle est également perçue comme une profession en difficulté.

Malgré ces challenges, les enquêtes menées auprès des structures associatives dans le cadre de l’ANR Squapin témoignent de l’investissement considérable des intervenantes dans leur travail. Les acteurs de la branche reconnaissent la nécessité d’améliorer les conditions de travail et les salaires. De plus, un nombre croissant d’employeurs associatifs cherchent à repenser leur organisation pour améliorer la qualité de vie au travail (QVT) et encourager le pouvoir d’agir de leurs salariées, c’est-à-dire leur capacité à influencer positivement leurs propres conditions de travail. Ces initiatives organisationnelles sont souvent motivées par le désir de surmonter des contraintes de développement assimilées à des « difficultés de recrutement ». Dans le contexte de deux associations examinées, cela correspond également à un engagement politique affirmé de la direction. Dans un premier temps, cette synthèse du Céreq examine les pratiques organisationnelles traditionnelles dans ce secteur, puis souligne que la fidélisation des intervenantes à domicile nécessite la reconnaissance de leur pouvoir d’agir, notamment en ce qui concerne la gestion de leur emploi du temps, ainsi que la promotion d’un collectif de travail visant à atténuer leur isolement relatif dans l’exercice de leur métier.

Pour lire l’étude complète, cliquez ici.



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